mercredi 3 avril 2013

Connaissez-vous le « fact checking » ?


C’est un anglicisme, qui désigne la « vérification des faits ». C’est ce que nous avons décidé de pratiquer après le conseil municipal du 27 mars dernier, et après la parution de la dernière tribune de la majorité.
Nous-mêmes, lors de ce conseil, fûmes « victimes » de cette nouvelle mode. Nous avions utilisé le terme « Bérézina » pour qualifier les investissements ; chacun entendait bien que nous mettions en avant la débâcle desdits investissements (Monsieur Caudron, adjoint aux finances, trouvant ce terme « scandaleux »). Mais Mr Cousin rappela que la bataille de la Bérézina était aujourd’hui vue par les historiens comme une victoire, ce que Mr le Maire, après une recherche sur le web, confirma, en lisant un commentaire de l’historien Jean Tulard.

Reprenons ce qui a été dit ou écrit.
Notre opposition se résume à la « politique des 3 V ( vœux, voiture, virgule )».
Il est vrai que nous sommes opposés à la « voiture du maire », il est vrai que nous sommes opposés aux vœux qui ne sont pas ouverts à tous les Lambersartois et, il est vrai, que nous sommes attentifs à l’exactitude des chiffres qui nous sont fournis (cf plus bas). Mais l’article que vous lisez est le 187e publié sur ce blog…Et que ceux qui traitent des 3 V n’en sont qu’une petite partie.  Nous affirmons donc que notre politique ne se résume pas aux 3 V, ou en tout cas, pas à ces 3 V là (Valeurs, Volonté, Vérité nous plairaient plus !).
« L’opposition […] s’est opposée à l’époque au Colysée, à Lambersart-Plage, à la médiathèque, au projet de rénovation urbaine ».
Lors des décisions concernant le Colysée ou le projet de rénovation urbaine, aucun des élus de l’opposition actuelle n’était membre du Conseil Municipal….

Pour Lambersart-Plage, nous n’étions pas d’accord avec le coût. Rappelons que la majorité, pour mieux faire passer la pilule, y avait affecté une subvention destinée à la rénovation du  Centre De Gaulle (dont on attend toujours la reprise des travaux), et que les investissements réalisés sont amortis sur 10 ans (restent donc encore 5 ans à payer).

Pour la médiathèque, on croit rêver ! S’il y a bien un groupe qui a œuvré pour qu’elle puisse voir le jour (avec le succès qu’on lui connait), c’est bien Ambition pour Lambersart (articles des 13 avril  et 20 septembre 2009). En juin 2008, nous avions voté « contre » un surcoût de 550000 euros (la bagatelle de 15%...) pour agrandir le futur pôle animation. Cet agrandissement accueille aujourd’hui des bureaux d’élus et des services municipaux et la « maison du projet », mais certainement pas la médiathèque…

Nous avons fait état de la rentrée « providentielle » de 750000 euros pour équilibrer le budget. Ces 750000 euros proviendront de la vente du terrain de la salle de sport Pierre de Coubertin, qui sera démolie lorsque la nouvelle salle de sport sera ouverte. Le maire affirma, en cours de Conseil, que cette salle sera bien détruite en 2013… Les documents comptables remis pour ce conseil disent pourtant l’inverse !

Cliquez sur le document pour l'agrandir :




















Que faut-il croire ? Les documents officiels, dont le sérieux et la sincérité sont vantés par l’adjoint aux finances, ou les assertions du maire ? L’avenir nous le dira. Mais en tout cas, en fin d’année,  c’est le sérieux et la sincérité de l’un ou de l’autre qui seront écornés…

Voilà les faits. Les reprendre demande mémoire et rigueur. Les exposer demande longueur et sérieux. A l’inverse des standards de la communication politique actuelle… mais nous pensons que l’honnêteté intellectuelle doit primer….

dimanche 31 mars 2013

Conseil municipal du 27 mars


Chaque année, fin mars, le vote du budget constitue le principal sujet du Conseil municipal.
Notre intervention (que l’on retrouvera dans son intégralité ici) était fondée sur 3 axes :

                1 : le regret que nous ne disposions pas, à titre de comparaison, des chiffres réels de l’année 2012 (qui sont pourtant connus de l’équipe majoritaire depuis plusieurs semaines), mais des chiffres prévisionnels, datant de mars 2012… sans savoir si ces chiffres prévisionnels, vieux d’un an, étaient proches ou pas de ce qui a été effectivement dépensé ou encaissé au cours de l’année écoulée…

                2 : la satisfaction que, pour la deuxième année consécutive, le taux de la taxe d’habitation diminue (idée que nous avions défendue les années précédentes, mais à l’époque, il parait que c’était impossible, malgré un contexte économique plus favorable…)

                3 : la navigation à vue sur les investissements : certains (rénovation du Centre de Gaulle) étant repoussés d’année en année, certains (enfouissement des réseaux, extension du cimetière des ormes) étant interrompus, certains (aménagement du Square Senet, et du Hall de l’Hôtel de Ville) apparaissant enfin ou comme par enchantement. Il suffit, pour se rendre compte des changements de cap, de se référer aux documents prévisionnels des années précédentes (notamment les AP/CP*, que nous tenons à disposition des personnes intéressées par le sujet). **

Nous avons donc voté pour la baisse des taux, et contre le budget proposé par la majorité.
Il fut aussi question des maisons situées 48 et 50 rue Debuire de Buc. En juin, nous n’avions pas voté pour l’autorisation de mettre en vente ces maisons et le terrain de l’ex-bougeothèque, derrière le stade Guy Lefort. Nous craignions, à l’époque, l’installation d’un ensemble immobilier trop imposant. Cette délibération de juin a été annulée, remplacée par une autre, permettant la cession des deux maisons, et préservant le terrain actuellement dévolu à l’accueil d’urgence de sans-abri dans l’ex-bougeothèque, jusqu’aux prochaines élections municipales. Nous avons voté en faveur de cette délibération, plus mesurée en rappelant notre position. Au cours de la discussion le Maire  a indiqué qu’il avait demandé à l’adjoint à l’urbanisme d’examiner 5 ou 6 sites  « stratégiques » pour du logement social dans le prochain mandat. A suivre….
                            

* Autorisations de programmes et crédits de paiements
**Il fut aussi question de vidéo-surveillance ; on nous accusa  de ne pas entendre les demandes de nos concitoyens concernant la sécurité. Bien sûr que nous constatons une recrudescence dramatique des cambriolages et délits. Mais qu’on nous démontre que les caméras déjà installées sont efficaces ! Qu’elles ont permis des interpellations, ou une diminution des vols dans les secteurs couverts ! Et notons que, si l’on programme 375 000 euros de dépenses pour les caméras en 2013, on prévoit en revanche 22 000 euros euros pour les frais de fonctionnement de la police municipale… sans compter, bien entendu, les frais de personnel (13 agents au tableau des effectifs) dont nous n’avons pas connaissance ! Nous défendons l’idée d’une intervention humaine, plutôt que la fausse rassurance de caméras, qui ne font qu’enregistrer….

samedi 9 mars 2013

Quand ?


Quand se déroulera l’inauguration officielle du « pôle animation municipal » du Pacot ? Le pôle animation, tout le monde le connait maintenant, c’est ce que les Lambersartois appellent « la médiathèque »… Ouvert depuis presque un an, il n’est toujours pas officiellement inauguré (la presse avait eu droit à une visite privée à l’ouverture). A l’époque, on nous avait obligeamment expliqué qu’en période électorale (les législatives se profilaient), on ne pouvait pas mettre en place de manifestation officielle… Mais 8 mois après les élections ? Y-a-t-il un lien avec les difficultés du centre social du Pacot ? On y transfère des services municipaux, des bureaux d’élus ! Etait-ce bien  ce pour ces usages que nous l’avons construit ?

En ce qui concerne la médiathèque, nous nous sommes précédemment réjouis de son emplacement et de son architecture. Nous nous réjouissons aujourd’hui de son succès ! Les familles l’ont adoptée, et sa position centrale, visible de tous, facilite son appropriation par les Lambersartois.

Reste maintenant à enrichir son contenu ; ça a un coût bien sûr… Mais comme nous ne cessons de le dire (à chaque vote du budget) et de l’écrire, nous aimerions transférer un peu du budget de la communication municipale vers l’achat d’ouvrages. Il parait qu’émettre ce souhait est démagogique…

PS : connaissez-vous le nom de ce bâtiment ?
Il s’appelle officiellement PAM (pour « pôle d’animation municipal »)… Nous l’appellerons, comme les Lambersartois, « médiathèque ». Comme nous appellerons « parc du Pacot » ce parc urbain municipal (PUM), officiellement dénommé « Parc Jean-Louis Borloo »….
Nous avions suggéré en conseil que les bibliothécaires soient consultées pour la dénomination de ce bâtiment, mais cette proposition semble n’avoir pas souri à la majorité qui attend peut être une nouvelle opportunité politique pour concrétiser …. ??

PS2 : dernière minute ! Outre les bureaux d’élus et de fonctionnaires municipaux, on va maintenant y trouver « la maison du projet » et le point-information jeunesse (PIJ)… Quelle place restera-t-il pour le centre social ?

mardi 12 février 2013

Conseil municipal du 6 février 2013


Ce mercredi soir, deux Conseils municipaux pour le prix d’un !
Le premier était essentiellement technique. On trouvera, comme d’habitude, toutes les délibérations et nos votes en cliquant ici.

Le second était plus politique, consacré au débat d’Orientation Budgétaire. Après une présentation des chiffres-clés par l’Adjoint aux Finances, Nicolas Bouche fut le seul élu d’opposition à prendre la parole (PY Pira et J Roussel étaient absents ce soir là). On trouvera son intervention en cliquant ici ; d’un côté, nous nous réjouissons que la majorité, depuis deux ans, diminue enfin le taux de la Taxe d’habitation (alors qu’auparavant, c’était soi-disant impossible), d’un autre côté nous regrettons que les investissements ne concernent que le Pacot (et il est vrai que la réalité financière fait qu’il ne peut en être autrement ), malgré des effets d’annonce réguliers (vidéosurveillance, hall de l’Hôtel de Ville, villa des Roses,…). Enfin, nous souhaitons que les dépenses de fonctionnement soient recentrées sur des thématiques moins médiatiques, mais plus au service des habitants (achat d’ouvrages pour la médiathèque, par exemple, plutôt que ramassage, pendant un mois seulement, des poubelles par un cheval…).

Nous avons enfin posé une question orale  « écrite » simple :
« Il a été beaucoup dit et écrit autour du coût des « Vœux aux forces vives » du 16 janvier dernier. Pour clôturer le débat, pouvons-nous connaître le coût des prestations suivantes ? Traiteur, boissons, location de la salle à la Sodexho, décoration florale, impression et affranchissement des invitations, heures supplémentaires du personnel municipal pour l’accueil ce soir-là, ainsi que pour le montage et le démontage de la salle. »
Nous attendions une réponse simple. Il n’en fut pas tout à fait ainsi.

Le Maire parla de désinformation* de notre part et de la part de certains commentateurs sur notre blog, avant d’annoncer les chiffres suivants :
Traiteurs : 11 288 €, boissons : 1803€**, location de la salle du restaurant scolaire à Sodexho : 4 067€, impression des invitations : 794€, affranchissements des invitations : 847€, heures supplémentaires du personnel : 4 800€, auxquels il faut ajouter  les prestations de décoration, éclairage, vidéo et sonorisation, respectivement de 18 450€ HT, 345,28€ HT et 892,52€ HT (selon le tableau des marchés communiqué pour le conseil du 6/2/2013).

*quand le magazine municipal officiel, distribué dans toutes les boîtes aux lettres lambersartoises, annonce que la population s’est déplacée « en grand nombre » aux cérémonies de vœux de quartier (alors qu’il y a eu 450 personnes au total, sur les trois soirées), est-ce là une information objective ?

** Il y a deux ans, ce montant était de 17172 euros ! On saluera l’effort réalisé : 89.5% de réduction !

Lire le compte-rendu complet de ce conseil municipal ici.

lundi 4 février 2013

Nous étions tous invités… Et nous y sommes allés


Les vœux de quartier se sont déroulés les 23, 29 et 30 janvier.
Tous les foyers lambersartois ont reçu, dans leur boîte aux lettres, une invitation à ces vœux. C’est pourquoi nous nous y sommes rendus. Le scénario fut le même, à chaque fois.

Après avoir expliqué pourquoi il y avait d’un côté les vœux aux «  forces vives », et d’un autre les vœux de quartier (« on ne peut pas inviter plus de 28000 personnes dans une seule salle ! », ou « en petit nombre, c’est mieux pour échanger »), la parole était donnée à un habitant du quartier. Puis chacun a pu admirer, entre autres,  la performance d’acteur du responsable du Conseil Consultatif de Lambersart, à l’occasion d’un petit film intitulé « Secrets de fabrique » (réalisé par les services municipaux, pour ceux qui ne le sauraient pas !). Le discours du Maire (passant allègrement de la dette grecque aux réparations effectuées sur tel parking lambersartois, ou au déneigement…, ) emmenait les invités pressés, après tant de bons mots, vers le « buffet » pour  échanger et partager « le verre de l’Amitié ».*.

Deux commentaires :
Nous étions seuls (avec P.Y Pira, élu du front de gauche) à boycotter les  vœux aux «  forces vives ». Ils étaient plus nombreux, les élus  (dont les élus socialistes) qui ont boycotté les vœux aux Lambersartois.

Les 28000 Lambersartois invités se sont retrouvés 450 (au total sur les trois soirées), dont un certain nombre était déjà présent aux « grands vœux ».

Une conclusion :
L’année prochaine, les 1000 invités aux « grands vœux » et les 450 présents aux vœux de quartier pourraient sans problème partager la même cérémonie de vœux dans la nouvelle salle Pierre de Coubertin, au Pacot ! Que décidera le maire ?

jeudi 17 janvier 2013

Grands Voeux 2013 : Nous étions invités… Et nous n’y sommes pas allés


Pourquoi ? Réponse dans cette vidéo :

Vidéo réalisée en interne par Ambition pour Lambersart et qui n'a rien coûté aux contribuables lambersartois

Nous ne vous avions pas encore souhaité une bonne année 2013.
C’est maintenant chose faite...

Nous l’avons dit et écrit en 2009 (articles des 20 février et 28 juillet 2009), 2010 (30 décembre 2009 et 16 janvier, 18 avril 2010), 2011 (31 décembre 2010), 2012 (29 décembre 2011), nous ne cautionnons pas la façon dont la majorité organise les vœux municipaux.

Cette année, comme les années précédentes, il en coûterait 60 000 euros (article Voix du Nord) pour une soirée. Soit entre 75 et 50 euros par « invité » (selon que l’on compte 800 personnes (capacité théorique maximale d’accueil de la salle en places assises) ou qu'on en compte 1200 comme en 2011) !

Il parait que c’est la crise ! En tout cas, ce n’est pas la crise pour la communication municipale lambersartoise (nouveau logo,  des kakémonos et une grande bâche d’annonce sur le Colysée , un magazine 11 fois dans l’année, une « news » hebdomadaire dans les boîtes aux lettres, des vœux « haut de gamme », sans compter, à longueur d’année, un service municipal de la communication, renforcé, en novembre dernier, par un rédacteur en chef). A chacun son sens des priorités…. 

samedi 12 janvier 2013

Travail


Depuis  bientôt 5 ans, Ambition pour Lambersart travaille (nous en voyons déjà certains rire fortement à la lecture de cette affirmation…). Il y a le travail visible (participation au Conseil Municipal, aux commissions,  aux manifestations, tenue du blog) et un lourd travail invisible (étude des dossiers municipaux, élaboration de projets alternatifs ou d’hypothèses financières, formations, …).





















Ce mercredi 9 janvier, s’est ainsi tenue une nouvelle réunion du groupe. Occasion d’échanges de vœux, mais surtout occasion de discussion, de réflexion, de prises de décisions ; tout ceci, sous notre devise (piquée à André Diligent) : « Mon parti, c’est Lambersart ».
Rappelons que vous pouvez nous contacter à contact@ambitionpourlambersart.fr

PS : très prochainement, notre carte de vœux.

vendredi 28 décembre 2012

Conseil municipal du 14 décembre 2012


Court Conseil Municipal (3 heures 30 quand même) ce vendredi 14 décembre ; vous retrouverez toutes les délibérations et nos votes en cliquant ici.
Nous nous sommes opposés à la nomination de M. Acquette (élu sur la liste socialiste en 2008, passé dans la majorité municipale lors du Conseil Municipal du 24 octobre dernier) en tant que Conseiller Délégué au Développement Durable. Nous avons rappelé qu’en 2008, les Conseillers Délégués (comme le Maire et les Adjoints) avaient été élus par un vote à bulletin secret. Nous avons regretté que cette fois-ci, ce ne soit pas le cas ; y avait-il une crainte que le nouvel élu ne recueille pas les 30 voix de la liste majoritaire ? Pour nous prouver que nous nous trompions, le Maire décida de provoquer un vote … à main levée ! Et M. Acquette obtint bien 30 voix. Nous doutons cependant qu’il soit possible légalement, en Conseil Municipal, d’élire une personne autrement qu’à bulletin secret…

Nous nous sommes retrouvés bien seuls (socialistes et communiste ont voté pour) pour décrier le nouveau « règlement intérieur » qui définit la place laissée à l’opposition dans les publications municipales. A un an des prochaines élections municipales, les Lambersartois recevront un magazine mensuel dans leur boîte à lettres (jusqu’à présent, la parution était bimestrielle) et des « news » hebdomadaires (auparavant, ce 4 pages était mensuel)… En toute logique (sic), le nombre de caractères qui nous est octroyé dans la célèbre rubrique « expression libre » est divisé par deux ! Bien entendu, il n’y a aucune intention politique derrière cette inflation de la « communication municipale »… Voyez nos articles à ce sujet.

PS1 : dans la presse, le  28 novembre, le maire avait expliqué, après l’annulation du permis de construire de Villavenir par le tribunal administratif, qu’il aborderait les suites à donner en conseil municipal. Il n’en fut pourtant pas question ce soir-là.

PS2 : ce 28 décembre, nous ne connaissons toujours pas la date des vœux du Maire aux Lambersartois. Si quelqu’un possède l’information, nous sommes preneurs (question d’organisation personnelle) !

lundi 3 décembre 2012

Bichonnés !


Lambersartois, vous ne le saviez pas, mais vous étiez insuffisamment informés des activités communales !
Le magazine municipal (bimensuel), les « news » mensuelles, les « flyers » spécifiques, le site internet de la ville, les panneaux publicitaires « dynamiques », les kakémonos, le relais par la presse locale, tout cela ne suffit pas, aux yeux de la majorité actuelle….

Vous aurez donc droit à un magazine municipal mensuel, et à des « news » hebdomadaires, à compter de janvier (et toujours le site internet de la ville, les panneaux publicitaires « dynamiques », les kakémonos, le relais par la presse locale)! Des informations objectives vous parviendront ainsi régulièrement. Ceux qui font un lien avec la perspective des élections municipales de 2014 sont des mauvais coucheurs, qui voient le mal partout, bien entendu… Il sera tout à fait normal que dans les mois précédant les élections, les Lambersartois continuent à bénéficier de ce flot d’informations, absolument nécessaire à leur bien-être…

Par ailleurs, le logo et le slogan de Lambersart devaient impérativement changer ; c’est la crise depuis 4 ans, mais la priorité, après le distributeur de documents, le cheval qui ramasse les poubelles pendant un mois seulement, ou les moutons qui tondent la pelouse (expérience qui n’a pas été renouvelée), c’est maintenant le nouveau look de la signalétique municipale ; on distingue la coiffe de plumes d’un chef indien… Il parait qu’il s’agit d’un arbre (au tronc rouge ?)…


Quand au slogan, ce n’est plus «Lambersart, cultivons le bien-vivre » (on suppose qu’il a été suffisamment cultivé), mais «Lambersart, naturellement ». Nous aurions pu proposer « Lambersart, simplement », ou « Lambersart, sereinement », mais, comme tous les Lambersartois, nous avons découvert cette nouvelle symbolique vendredi dernier… Et nous n’avons pas été sollicités, à vrai dire.

Et il parait que tout ça ne coûtera rien de plus! Nous ne savons pas bien comment le passage à distribution hebdomadaire de la » news » coûtera le même prix qu’une distribution mensuelle, nous ne savons pas comment le renouvellement de toute la signalétique municipale ne coûtera rien, mais on est prié de le croire.
Et il paraît que tout (sauf le site internet) a été réalisé en interne. Bon, il a fallu faire venir un œil extérieur (une société de conseil, qui a travaillé pour Midas, Boulanger, Conforama, Devianne entre autres, qui pratique le « retail marketing neuroprouvé » (ne nous demandez pas ce que c’est ??)), et ça a coûté plus de 20 000 euros… Mais, aux yeux de la majorité actuelle,  rien n’est trop cher, rien n’est trop beau, pour vous bichonner, chers Lambersartois !

dimanche 25 novembre 2012

(Dés)orientation ?



Après le marché de Noël (la semaine dernière), se tenait ce week-end, salle Malraux, le salon de l’Orientation. Occasion pour les lycéens (et collégiens) de se renseigner sur les filières d’avenir, dans une atmosphère intime (plus intime, sans aucun doute, qu’à Lille Grand Palais, au salon de l’étudiant).

Quel dommage que les représentants de l’opposition n’aient pas reçu d’invitation pour l’inauguration !  Quel dommage que les représentants de l’opposition n’aient pas été invités à la « première dernière pierre » du Pacot, vendredi dernier ! Quel dommage que les représentants de l’opposition n’aient pas reçu d’invitation pour le dévoilement du nouveau logo de la Ville, vendredi prochain* ! Quel dommage que nous n’ayons pas encore reçu l’invitation pour le prochain Conseil Municipal (les commissions municipales étant programmées, nous pressentons son imminence) !

Sont-ce les difficultés de la vie démocratique interne de l’UMP qui désorientent ainsi la vie démocratique lambersartoise ? Ou est-ce le énième bouleversement de l’organigramme des services municipaux qui explique ces oublis ? Le problème s’était déjà posé en 2008….
Mr le Maire, puisque l’on vous dit bon linguiste, vous n’avez pas pu confondre « invité » et « évité ». Ce n’est donc pas en ukrainien (ou en russe) que nous nous adressons à vous, mais en français compréhensible : le respect de l’opposition grandit la démocratie.

*nous y reviendrons

lundi 19 novembre 2012

Un beau marché de Noel


Ce week-end, s’est déroulé le « Salon du commerce et de la mode-Marché de Noël » (c’est la dénomination officielle), à la salle Malraux. 
Le bilan est largement positif !

Le chaland a apprécié de pouvoir déambuler entre les chalets, ou au chaud dans les allées de la salle Malraux, pour y acheter les cadeaux de fin d’année, pour se faire plaisir, ou pour croiser voisins et amis et discuter. C’était « the place to be » de la mi-novembre.
















En ce qui concerne les créateurs et les commerçants, les témoignages recueillis s’avèrent favorables ; tant pour l’ambiance que pour le chiffre d’affaires, la satisfaction prédominait.
Une remarque. La soirée du vendredi soir est inutile : peu de clients, et une soirée en moins pour le cinéma.
Une confirmation : il manque un centre-ville à Lambersart. La réussite de cette manifestation est un argument supplémentaire en faveur d’une réflexion indispensable sur ce sujet (voir notre article sur le sujet). 

vendredi 2 novembre 2012

Conseil municipal du 24 octobre 2012


Ce Conseil Municipal contenait essentiellement des questions techniques. On retrouvera toutes ces délibérations, et nos votes, en cliquant ici.
La seule délibération à laquelle nous nous sommes opposés concerne les dénominations des bâtiments municipaux du Pacot-Vandracq rénové.
Le « pôle animation » s’appellera « Pôle Animation Municipal » PAM ! On ne peut plus original ! Nous avions émis l’idée que les principaux utilisateurs du lieu (les bibliothécaires et les adhérents du centre social) proposent des appellations en lien avec leur activité. Cette idée n’a manifestement pas été retenue…
Le parc urbain du Pacot-Vandracq s’appellera désormais « Parc Jean-Louis Borloo » ! L’homme politique concerné avait déjà reçu la médaille d’or de la Ville pour son œuvre (nous avions d’ailleurs voté en faveur de la remise de cette médaille), c’était manifestement insuffisant… On ne nous empêchera pas d’y voir une récupération politique, à l’heure de la création de l’UDI ! Et on n’osera affronter le regard interloqué du visiteur lambersartois qui, à côté des parvis Gandhi, Mère Teresa et Abbé Pierre, se baladera dans le parc JL Borloo….

Par ailleurs, nous avons appris, au fil des questions que nous avons posées, que :
-même si on a annulé le contrat qui nous liait à l’architecte (« en raison de la suspension du projet »), la rénovation de l’Hôtel de Ville débuterait bien en 2013.
-pour des raisons économiques (6 000€au mois de juin (mois d’élections législatives)), le ramassage des poubelles publiques par charrette tirée par un cheval ne serait pas prolongé.
-le distributeur automatique de documents administratifs, vedette des vœux de début d’année, délivre vaillamment une vingtaine de pièces par semaine…. Pour 50 000€, que le Maire refuse de payer, car cet automate n’est pas agréé pour la délivrance des « cartes nationales d’identité biométriques » dixit le Maire. Donc, pour l’instant, ça ne nous coûte que l’électricité…
-le 7e quartier n’est pas prêt de voir le jour, LMCU n’ayant plus à disposition les 17 millions d’euros nécessaires à sa réalisation.
-il y aura bien, on ne sait quand, des logements construits avenue Debuire du Buc, à la place de la bougeothèque. Mais, pour les deux ans à venir, le bâtiment servira utilement : un hébergement hivernal d’urgence y sera aménagé par l’Etat.

dimanche 14 octobre 2012

Magazine municipal : information, ou propagande ?



Nous nous inscrivons en faux contre cette insinuation !

Certes, les 34 premières pages regorgent d’articles dithyrambiques sur les réalisations de «  Marc-Philippe Daubresse, Député-Maire, ancien Ministre » (pour les Lambersartois qui reviendraient d’un long exil en Patagonie, c’est toujours utile de le rappeler à chaque article).

Certes, on cherchera en vain  les photos d’opposants, au gré des numéros ; quelle que soit la manifestation relatée, l’angle de vue choisi  cache leur figure, ou les exclut du cadre (quel manque de chance !).

Certes, les nouvelles de la Ville sont toujours excellentes, et les perspectives d’avenir radieuses, la vie des Lambersartois est sereine et apaisée… grâce à la vigilance de l’équipe en place…

Mais, à l’inverse d’un journal de propagande, il existe, dans le magazine municipal, deux pages « expression libre » (reléguées après les pages « recettes » et « conseil du jardinier ») ; la majorité bénéficie d’une page, les groupes minoritaires, de l’autre. Nous avons droit à 1983 signes (espace compris) pour faire œuvre de pédagogie à propos des bases et des taux communaux d’imposition. Heureux hasard, la majorité s’empare du même thème :
-pour vilipender la démagogie de l’opposition, bien sûr, et donner des leçons de gestion à l’Etat, sollicitant des réformes urgentes. Mais que diable faisait donc notre « ancien Ministre » lorsqu’il était au Gouvernement de la France ?
-pour vilipender LMCU, et les modalités de répartition de la taxe professionnelle. Mais que diable faisait donc le « Maire » de Lambersart en 2004, alors 1er vice-président de la CUDL auprès de Pierre Mauroy ? Et que faisait le « Député » de la circonscription, qui a voté en faveur de la loi Chevènement, qui a instauré cette répartition ?
On peut regretter que la zone d'activités économiques du Pont Royal ne soit pas sortie plus tôt ou que la Loi Chevènement ne soit pas sortie plus tard ! On récupérerait  effectivement chaque année 3M€ en plus, et des feuilles  d'impôts allégées pour les Lambersartois ! Mais avec des « si... on aurait ... », ou des plans sur la comète, on n'a jamais réussi à changer le passé !!!

PS : l’équipe d’Ambition pour Lambersart est heureuse de constater que ses idées sont reprises par la majorité. On comparera ainsi l’introduction de l’article « expression libre » de ce mois (« L’automne est revenu sur Lambersart, et les feuilles de nos 6000 arbres commencent à tomber. Les feuilles d’impôt arrivent aussi chez les contribuables lambersartois ») et celle de notre article du 21 octobre 2011 : « L’automne c’est chaque année la chute des feuilles des arbres mais aussi celle des feuilles d’impôts ! ». Nous ne porterons pas plainte pour plagiat !

mardi 2 octobre 2012

Urgence !


Avec la rentrée, ont repris les visites de quartiers.
Samedi 29, c’était le tour du quartier Canon d’Or-Champ de Courses. Elus du quartier, T. Dupont et N. Bouche pouvaient accompagner le maire et le premier adjoint (pour d’obscures raisons, les élus ne peuvent assister qu’aux seules visites de leur propre quartier !).
Il fut question de propreté (création d’un caniparc le long des berges de la Deûle), de stationnement et de circulation, de sécurité et de cambriolages.
Les quelques riverains qui sont venus à notre rencontre ont pu ainsi faire part de leurs attentes et de leurs problèmes quotidiens.
Au terme de deux bonnes heures de marche, avenue Debuire du Buc, le petit groupe prit congé. La question du devenir de l’ex-bougeothèque et des deux maisons (propriétés de la ville), sises à cet endroit, a été abordée par un des participants.
Nous avons appris, avec étonnement, que le dossier était en quelque sorte gelé jusque la fin du mandat : rien de précis en ce qui concerne le devenir des deux maisons, mais un projet à vocation sociale pour le préfabriqué. Alors, pourquoi diantre s’être précipité ainsi pour désaffecter* et déclasser* ces biens ? Pourquoi avoir fait voter en urgence ce processus lors du dernier Conseil Municipal?? Nous en saurons peut être plus lors du prochain Conseil le 24 octobre !

*désaffectation et déclassement : procédures administratives qui consistent à
1/ faire constater par huissier le changement d'affectation d'un bien (en l'occurrence la Bougeothèque dont les activités ont été transférées à la mi-juin dans d'autres bâtiments publics sur Canteleu),
2/ pour le sortir du domaine public (inaliénable) au domaine privé (aliénable) de la commune pour pouvoir le vendre par exemple.

dimanche 23 septembre 2012

Joies et déconvenues de la rentrée…


Début septembre, la salle Malraux accueillait le forum des associations. Chacun pouvait trouver « chaussure à son pied », entre activités de loisir, engagement bénévole, ou inscription en compétition sportive. Les responsables d’association purent échanger entre eux ; le partage d’idées et d’initiatives était favorisé par le rassemblement, au même moment, et dans un même lieu, de toutes les bonnes volontés lambersartoises.
La semaine suivante, les « nouveaux » Lambersartois étaient accueillis pour une présentation de la Ville, de ses richesses et de ses possibilités. Les échanges informels qui suivirent, au cours du « pot de bienvenue », confirmaient le plaisir d’emménager à Lambersart. Même si les problèmes de vitesse de circulation, ou les inquiétudes par rapport aux cambriolages étaient abordés, l’atmosphère était joyeuse ! Il fait bon vivre chez nous !

La déconvenue survient avec l’arrivée des feuilles d’impôts locaux ; nos interlocuteurs nous interpellent. « Il paraît qu’ils n’ont pas augmenté depuis 2008, et pourtant, cette année, pour la part communale, je paye toujours plus ! », chiffres bruts à l’appui… c'est tout à fait exact.
La majorité s'évertue, depuis le début du mandat, à crier et écrire partout que les taux communaux n'augmentent pas (ils sont déjà parmi les plus élevés de la métropole), et qu'ils baisseront, passant de 41% à 40.59% (-1%) cette année pour la seule taxe d’habitation (TH). Ce qui est là aussi, tout à fait exact.
Elle joue sur l'ambiguïté entre "taux" et "bases". Car si les "taux", décidés par la municipalité, n'augmentent pas (et baisseront donc un tout petit peu cette année), les "bases", décidées par l'état, augmentent d'année en année (+1,8% cette année).
41% d'une base 100 coûtent 41 euros l'année 1. Les bases augmentant de 2%, l'année 2, le coût payé est de 41% d'une base 102, soit 41.82 euros, et ainsi de suite...

Chaque année depuis 2008, Th Dupont et N Bouche demandent, en Conseil Municipal, que les "taux" votés par la commune viennent annuler l'augmentation des "bases", afin que le coût payé par le Lambersartois demeure identique d'année en année. Chaque année, la majorité retoque nos propositions, les qualifiant, au choix, de démagogiques, ou d'irresponsables. Mais en mars 2012 (pur hasard, c'était quelques semaines avant les élections législatives), la majorité a réussi, pour la première fois depuis 25 ans, à diminuer (un peu) le taux de la taxe d’habitation (TH) ! Sans démagogie, bien sûr!

Cet article est presque identique à celui publié dans le magazine municipal. Comme ce dernier ne peut contenir que 1983 caractères (les contraintes sont strictes !), nous avons été obligés de le synthétiser.