dimanche 22 novembre 2009

Faire vivre la démocratie à Lambersart

Suite aux derniers conseils municipaux, les élus de la majorité, sans doute agacés d’être parfois mis en difficulté par nos questions, interpellations et propositions, laissent entendre que nous serions « mieux inspirés de travailler les dossiers sur le fond afin d’alimenter le débat démocratique dans le sens de l'intérêt général au lieu de chercher midi à 14 heures « .
En résumé, nous « ergotons ».
Poser des questions en conseil municipal, demander des explications, est-ce ergoter ?
Interpeller sur des problèmes, faire des propositions, tenter de faire avancer des dossiers, est-ce ergoter ?
Tenter de faire le tri entre ce qui est de la pure « communication » et la réalité pour aider les Lambersartois à mieux comprendre la réalité de la politique municipale, est-ce ergoter ?
Demander des chiffres précis, le « vrai » coût des projets, est-ce ergoter ?
Exiger que les projets municipaux soient présentés en commission, que la transparence soit la règle, et que tout ne soit pas décidé par un petit groupe ou une seule personne, est-ce ergoter ?
N’en déplaise à la majorité municipale, nous n’ergotons pas : nous faisons vivre la démocratie à Lambersart. Nous ne pinaillons pas, nous répondons aux attentes des électeurs qui nous ont élus. Nous sommes des élus de l’opposition. Nous faisons notre travail. Tout simplement. C’est la démocratie.
Visiblement, à Lambersart, la majorité municipale n’y était pas habituée.

PS : depuis quelques mois, un certain Daubresse Marc-Philippe, désormais dans l’opposition à la Communauté Urbaine de Lille, reproche vivement, par presse interposée, à Martine Aubry de tout décider sans tenir compte de l’avis du Groupe UMP . « Avec elle, c’est cause toujours mon lapin », dit-il. Qu’il n’hésite pas à nous rejoindre dans le noble combat des droits et devoirs des oppositions dans la démocratie…

dimanche 15 novembre 2009

Le devoir de mémoire associé au plaisir d’une visite !

Comme chaque année, à l’occasion de la Commémoration de l’Armistice de 14/18, le 11 Novembre, la Municipalité fait porter, la veille, aux anciens combattants ou à leur veuve des petites douceurs à celles et ceux qui ne peuvent assister au traditionnel banquet.

Article paru dans La Voix du Nord le 11/11/2009

Marie-Louise avait 3 ans en 1918, elle se souvient d'un officier allemand...

Les 95 printemps de Marie-Louise Desplanques n'ont en rien altéré sa vivacité... ni sa mémoire.

Son mari était mobilisé en 1939. Fait prisonnier en 40, il ne revint que cinq ans plus tard. Elle-même est née en 1915. Marie-Louise Desplanques, une Lambersartoise, avait trois ans au moment de la fin de la Première Guerre mondiale. Des souvenirs de cette période restent gravés dans la mémoire de cette délicieuse vieille dame. Nous étions chez elle hier matin.
PAR PHILIPPE LEROUX

Douze coups ne vont pas tarder à sonner à l'horloge. Thérèse Dupont et Bernard Coffyn, conseillers municipaux, Francis Hessel, président de la FNACA, sonnent à la porte de Marie-Louise Desplanques. Elle ne pourra pas être au banquet du 11 Novembre. Alors, comme pour d'autres dans le même cas à Lambersart en cette veille de commémoration, ils sont venus apporter chocolats, « bulles » et cyclamen offerts par la ville.
« C'est gentil de penser aux anciens », lance doucement Marie-Louise, tout sourire, ravie de la visite. « J'ai 95 ans. Jamais je n'aurais cru que j'irais jusque-là ! Ce qui m'ennuie, c'est que je rapetisse. » Le grand âge venant, elle s'est voûtée en effet. Mais a gardé le souci de sa mise. Au moment de la photographie, elle enlèvera son tablier. La Grande Guerre... C'est loin tout ça, mais la mémoire est intacte. Elle avait trois ans en 1918. Elle habitait Fives, se souvient de la locomotive qui allait « prendre les rails », se souvient de ce passage d'un régiment de soldats allemands prisonniers. Et puis, il y a cet officier. un Allemand là encore, mais avant la défaite de son pays. La mémoire de Marie-Louise est d'une remarquable précision : « Un jour, il avait réuni les enfants de la rue Malesherbes, à Fives, dans un estaminet. Il nous a donné une tartine avec de la confiture. Je n'avais encore jamais vu de confiture... Je revois la couleur de l'estaminet, et je vous assure qu'on a dégusté notre tartine. En plus, on a eu de la limonade. » Les yeux brillants, la Lambersartoise continue sur le chemin de ce temps lointain : « Il était bel homme. Il s'appelait Jean. Quand il voyait une maman avec des enfants, il s'arrêtait toujours, se baissait pour leur parler. Ça lui rappelait les siens, qui étaient quatre. » De la journée du 11 novembre 1918, elle n'a pas de souvenirs. En revanche, elle n'a pas oublié le retour de son père : « Il avait épousé ma mère en 1914, le 31 juillet. En septembre, il a été déporté. Quand il est rentré en 1918, il ne me connaissait pas. À la maison, il y avait une photo de lui.
Quand je l'ai vu en vrai, j'ai dit "C'est le même papa que sur la photo". » Un peu plus de vingt ans après, c'est le futur époux de Marie-Louise qui partait : « C'était le 24 août 1939. On s'est mariés le 30 mars 1940, pendant une courte permission. Le 2 avril, il repartait. Je ne l'ai revu que le 8 mai 1945. Avant la guerre, il était grand et fort. Il est revenu maigre comme un clou... »



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mercredi 11 novembre 2009

Il parait que nous ne proposons rien…

Certains prétendent que nous ne jouons pas notre rôle d’opposition constructive. Que les Lambersartois jugent par eux-mêmes !


Sur le dossier « médiathèque », nous proposons, depuis des mois, deux solutions complémentaires : d’une part l’installation d’une vraie médiathèque, à l’horizon 2012-2013, au sein du pôle « animation » qui sera construit au Pacot, d’autre part la négociation, avec la ville de Lomme, d’une prise en charge partielle des frais d’abonnement à la médiathèque de cette ville. Nous avions relevé, lors du dernier conseil municipal, que les seules animations de la journée du 14 juin 2009 (inauguration de « Deûle en Fête ») avaient coûté 24000 euros. Le quart de cette somme permettrait aux 550 familles lambersartoises d’économiser 10 euros sur le montant annuel de l’abonnement… La majorité assume ses choix culturels.
Nous avions, en août 2008, demandé à rencontrer Roger Vicot, premier adjoint au maire de Lomme, pour discuter de ce dossier avec lui. Il était en vacances, sa secrétaire devait lui transmettre le message. Elle a sans doute oublié, puisqu’il ne nous a pas rappelé. Le 6 octobre dernier (il y a plus d’un mois), nous avons adressé une lettre à Yves Durand, maire socialiste de Lomme, lui faisant part de notre surprise devant l’augmentation vertigineuse du coût de l’abonnement à la médiathèque pour les non-Lillois. Il a reçu notre courrier, puisque, dans une interview à La Voix du Nord (20 octobre 2009), il y fait référence, en qualifiant de « stupide » l’idée que cette augmentation soit destinée à embêter son voisin Lambersartois, UMP. C’est bien entendu un pur hasard si cette augmentation survient juste au moment où le dossier « médiathèque » est traité par la presse. De notre côté, nous trouvons particulièrement curieuse l'attitude de certains élus de Lomme qui esquivent un rendez-vous ou répondent à notre courrier par presse interposée sans même daigner en accuser réception !
Nous pensons que chacun, a fortiori élu, quel qu'il soit, se doit d'être attentif à autrui, d’écouter, de chercher des solutions, et de se montrer, pour le moins, courtois ! C’est pourquoi, en l’absence de réponse, nous publions la lettre que nous lui avions envoyée. Sur ce sujet, comme sur nos autres dossiers, les Lambersartois jugeront.

Copie de la lettre envoyée à M.Yves Durand, maire de Lomme

mercredi 28 octobre 2009

Conseil municipal du 19 octobre 2009

Lors du conseil municipal du lundi 19 octobre, nous avons sollicité de nombreuses explications sur plusieurs sujets. Vous pouvez consulter la liste de nos votes en cliquant ici.

Il y a eu débat, parfois animé, autour des points suivants :
L’autorisation donnée au maire de solliciter des conventions avec Lomme et Marcq en Baroeul, afin que les « chèques loisirs famille », déjà utilisables pour les jeunes de 4 à 16 ans auprès des associations lambersartoises, puissent être acceptés pour payer une partie des abonnements aux médiathèques de ces villes. Nous avons regretté que la ville ne s’engage pas plus financièrement, en notant que 24000 euros avaient été dépensés en animations pour la seule journée du 14 juin 2009, pour « Colysée en fête ». Le quart de cette somme permettrait aux familles lambersartoises actuellement inscrites à Lomme d’économiser 10 euros sur leur abonnement annuel. Chacun a ses priorités en matière culturelle… Cependant, puisque le sujet de la médiathèque était pour une fois abordé en conseil municipal, nous avons approuvé cette délibération.
Le refus d’autoriser l’exploitation de chambres funéraires, avenue de Boufflers. Les riverains se sont massivement mobilisés pour refuser l’implantation de ce type d’activité, à la place d’un entrepôt aujourd’hui inutilisé. Outre le fait que le nombre de chambres funéraires convenables sur Lambersart nous paraissait trop faible, outre le fait que la tranquillité du voisinage ne nous paraissait pas compromise par le projet présenté, nous craignions surtout l’installation de commerces générateurs de bruit et de circulation dans le quartier, le propriétaire actuel des lieux souhaitant manifestement vendre son bien. C’est pourquoi nous avons voté contre cette délibération.
L’installation de caméras de vidéo-surveillance au sein de l’Hôtel de Ville, pour diminuer le nombre de vols de matériel qui y sont commis. Nous avons exprimé notre étonnement que le conseil municipal soit sollicité avant que le Comité Technique Paritaire (CTP, qui représente les employés municipaux) ait donné son avis. Le maire a accepté un amendement, subordonnant le vote positif du conseil municipal à l’avis positif du CTP. Dans ces conditions, nous avons voté pour cette délibération.
Le tableau des effectifs, outre le fait qu’il soit présenté au conseil avant sa validation par le CTP, nous est encore apparu trop éloigné de la réalité pour que nous l’agréions. Il nous a été reproché d’empêcher l’avancement des agents, en refusant le tableau présenté ; tel n’est bien entendu pas notre but ! Nous espérons que la problématique « ressources humaines » soit réellement prise en compte, dans l’intérêt de ces mêmes agents. Nous avons donc voté contre le tableau qui nous était soumis.
Nous avons posé plusieurs questions orales (à lire ici), dont certaines avaient, par le plus grand des hasards, trouvé leur réponse dès le lendemain de leur envoi (lire notre article à ce sujet).
Une vive discussion nous a opposés au maire à propos des « questions diverses » (qui sont en fait des questions écrites traitant des problèmes communaux, nécessitant une réponse plus étayée que les simples questions orales). L’inscription de nos questions sous cette rubrique nous a été refusée, le maire arguant que cette rubrique « questions diverses » ne figurait pas à l’ordre du jour. Nous les avions pourtant adressées dans les délais prescrits par le règlement intérieur, huit jours francs avant la date du Conseil (le règlement intérieur prévoit sept jours francs !), l’ordre du jour nous ayant été adressé par voie électronique le 13 OCTOBRE à 23 H. ! Nous pensons qu’il était encore possible de modifier l’ordre du jour du conseil municipal, dès réception de nos questions, simplement en y ajoutant le point « questions diverses »… Ce qui nous a été refusé. Nous avons convenu, avec le maire, qu’il était nécessaire de mettre en adéquation délais et contraintes liés à la dématérialisation, ce qui semble poser problème en adaptant le règlement intérieur, afin que l’opposition puisse poser des questions, sans dépendre du bon-vouloir de quiconque.

dimanche 18 octobre 2009

Surprenant !

Nous avions prévu, pour le conseil municipal du lundi 19 octobre, de poser 5 questions au maire (à lire ici et ici) Comme prévu par le règlement intérieur, nous les lui avons adressées dans les délais impartis.
L’une d’entre elle portait sur l’insécurité constatée à Lambersart. Nous l’avions envoyée samedi 10 octobre. Surprise, nous apprenons, par l’ordre du jour du conseil municipal que nous avons reçu le mardi 13 octobre, que Mr Cousin, premier adjoint, va communiquer sur ce sujet.
Une autre question portait sur le dossier « villa des Roses ». Malgré les engagements pris en conseil, nous n’avions jamais pu obtenir quelque information que ce soit en commission municipale. Une troisième question concernait la préparation du calendrier distribué par la mairie. Le choix des photos de ce beau calendrier était traditionnellement dévolu à la commission Culture ; mais l’année dernière, le projet n’avait pas eu l’heur de plaire au maire, qui avait finalement concocté son propre calendrier. Cette année, la commission Culture n’avait pas été mise à contribution. Ces deux questions ont été adressées le jeudi 15 octobre. Surprise, nous recevons, par mail, le vendredi 16 octobre, une convocation pour le mercredi 4 novembre. Ce jour là, les commissions ad-hoc traiteront des sujets « villa des Roses » et « Calendrier 2010 », comme par hasard.
Nous sommes heureux que les dossiers que nous défendons avancent, mais sommes surpris des coïncidences de dates. Il était arrivé, par le passé, que la tribune « expression libre » de la liste majoritaire réponde, dans le même numéro du magazine municipal, à notre propre tribune « expression libre ». Nous nous étions émus, en conseil municipal, de ces coïncidences. Le maire nous avait affirmé que cela ne se reproduirait plus, ce qui est effectivement le cas. Du moins, en ce qui concerne le magazine municipal… Pour le Conseil, les habitudes ont la dent dure.

Des échafaudages au Centre De Gaulle...


Cette fois on est rassuré sur l’utilisation de la réserve parlementaire de 190 000€ sollicitée et octroyée par le Ministère de l’Intérieur pour la rénovation du Centre De Gaulle.
Les échafaudages sont installés et les travaux vont débuter, rue de la Carnoy. On va pouvoir justifier de dépenses pour recevoir cette fameuse subvention, qui devait couvrir les frais de Lambersart-Plage l’an dernier, dont on a pu dire que c’était un « sujet mineur », une « simple gymnastique comptable », et que ceux qui ne le comprenaient pas faisaient preuve de « formalisme juridique ». (La Voix du Nord du 4 juillet 2009).
La comptabilité publique a ses règles, lesquelles s’appliquent même à qui fait la Loi !

lundi 5 octobre 2009

Dans nos boîtes aux lettres…


Tout d’abord, nous trouvons nos premiers avis d’imposition, et notamment les taxes immobilières : la part communale n’augmente pas (mais les bases, comme décidé par l’état que soutient notre député-maire, sont majorées de 2.48%). Nous avions voté en faveur de cette stabilité lors du conseil municipal du 19 mars 2009. Nous n’allions pas, de façon démagogique, demander une baisse des taux. Nous admettions cette modération fiscale, en temps de crise, bon nombre de communes ayant pratiqué de même pour équilibrer leur budget. Il faut cependant remarquer que la part communale dans la taxe foncière représente 49% du montant total (25.5% pour LMCU, et 18% pour le département), que l’inflation en 2008 était de 2.8%, qu’en 2009 elle est, sur les 8 premiers mois, négative de 0.2%.
Peut-être que, l’année prochaine, nous pourrions envisager une diminution des taux communaux ? D’autant plus que nous ne cessons d’attirer l’attention sur des dépenses qui ne sont pas indispensables (voir nos nombreux articles précédents ici, ici ou ici par exemple...).

Ensuite, « le journal de votre Député ». Nous l’annoncions au premier semestre 2009, il arrive en septembre(lire notre précédent article ici)… Nous passerons rapidement sur le « D » majuscule de « Député » (le site de l’Assemblée Nationale écrit « député »). Sur le fond, on y trouve un peu de tout, vu les multiples casquettes de notre député. On y passe allégrement de l’Anah à la mairie, des interviews de maires de la circonscription au Sivom (nous vous renvoyons à notre saga). De façon incongrue, un article sur Barack Obama (« une nouvelle page de l’Humanité s’ouvre pour nous », si ce n’est pas du lyrisme, ça !) côtoie une page complète sur le conseil régional.

Certains articles ont des airs de déjà-vu :


-page 23, un texte publié sur le blog du député le 21 janvier 2009, il y a neuf mois. A lire ici.


-page 24, le glossaire parlementaire qui existe depuis toujours sur le même blog.


Nous espérions quelques pages « remise en question » ; ces pages ont dû être coupées par l’éditeur, elles ont disparu ! A l’issue de la lecture, une tendance rassurante : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Sur la forme, nous relèverons que, sur 28 pages, on ne trouve que 36 photos du député (c’est pratique, pour ceux qui ne le connaissent pas bien), et 11 demi-pages de publicité (nous n’avons pas compté la page entière de « Janus », entreprise d’insertion. Nous supposons que cette page a été offerte gratuitement par le directeur de la publication). A 6000 euros la demi-page, avant négociation, nous espérons que cette publicité aura couvert les frais de réalisation, d’imprimerie et de distribution de ce « journal ». Notons que dix annonceurs sont issus du monde de l’immobilier. C’est sans doute spontanément qu’ils ont appelé l’ancien ministre du logement pour lui proposer de participer à cette œuvre majeure d’information.
Bonne lecture !

dimanche 20 septembre 2009

Notre tribune dans le bulletin municipal d'octobre

Les observateurs attentifs de l’activité culturelle lambersartoise auront remarqué que le dossier de la médiathèque du Pacot a singulièrement évolué au cours des derniers mois. Un petit rappel historique s’impose :
Episode 1 : l’équipe d’ « Ambition pour Lambersart » défend, dans son programme, l’idée d’un accès à une médiathèque pour tous les Lambersartois.
Episode 2 : la majorité rétorque que, vu les coûts de fonctionnement d’une telle structure, l’idée est absurde.
Episode 3 : nous proposons, en commission, un partenariat avec la ville de Lomme. Cette idée-là est alors jugée « aberrante ».
Episode 4 : lorsque la presse nous interroge, nous relançons ce projet d’accord avec Lomme, afin qu’une partie des frais d’inscription (52 €) à la médiathèque de cette ville soit prise en charge par Lambersart. L’adjoint à la culture maintient sa position (« ce serait un pis-aller »), alors que le maire prétend y réfléchir (« on en a discuté sur le principe avec le maire de Lomme, mais sans approfondir »).
Episode 5 : on en discute tellement, que le maire socialiste de Lomme décide d’augmenter ses tarifs de 75% pour les Lambersartois.
Episode 6 : un pôle animation sera réalisé au Pacot. Après avoir parlé de « bibliothèque » pour occuper entre autres ces locaux, puis de « bibliothèque médiathèque » et de « super bibliothèque », il semble maintenant que le mot « médiathèque » soit accepté par l’équipe en place (en espérant que derrière ce mot, les moyens adéquats seront réellement prévus).
Ainsi, le projet que nous défendions à l’origine prend forme, pas à pas. On en tirera deux conclusions différentes, selon le bord auquel on appartient : soit « la majorité fait preuve de son ouverture d’esprit, elle retient les bonnes idées de l’opposition », soit « l’opposition, même sans moyen, réussit à faire passer ses projets, par son opiniâtreté et sa persévérance ». Mais au final, ce qui importe, c’est que les Lambersartois bénéficient d’une offre culturelle enfin digne d’une ville de 30000 habitants : « médiathèque » et « bibliothèques pour tous » sont complémentaires, l’une jouant le rôle de « centre ressource », les autres le rôle d’acteur de proximité.

Un autre article sur ce sujet ici.

vendredi 18 septembre 2009

Ambition pour Lambersart dans La Voix du Nord


Ce vendredi, La Voix du Nord consacre une page à la rentrée de notre groupe.

A lire ici.

vendredi 11 septembre 2009

Merci la presse !

Merci au journal « La Voix du Nord », qui bénéficie d’informations dont les élus d’opposition ne disposent pas. Dans son édition du 7 septembre, ce journal nous apprend que le dossier « Villa des Roses » apparaît bien compliqué aux yeux du maire. Ce dernier explique qu’au vu des études financières, il n’est plus sûr de se lancer dans cette affaire.
Le 15 décembre 2008 ( il y a 9 mois !), le sujet fut évoqué en conseil municipal. Nous nous étions abstenus lors de cette délibération « car ce projet, qui doit définitivement être voté lors d’un prochain conseil n’a pas été abordé sur le fond en commission, et la pérennité financière ne paraît pas claire. La condition de la donation (à savoir en faire un « lieu de mémoire ») apparaît restrictive » (cf notre compte-rendu de l’époque).
Depuis, silence radio sur ce sujet, ce qui nous conduisit, lors du conseil municipal du 22 juin 2009, à interroger directement le maire. Voici notre compte-rendu de l’époque : « Enfin, en réponse à notre question sur l’état d’avancement du dossier « Villa des Roses » (puisqu’il est difficile d’obtenir des informations en commission), il nous fut répondu que les deux commissions concernées (Urbanisme et Culture) se réuniraient à la rentrée, avec tous les documents à disposition. A suivre donc… ».
Le 2 septembre, s’est réunie la commission Culture : le dossier « Villa des Roses » ne figurait pas à l’ordre du jour, et aucun document n’a été communiqué. La commission Urbanisme n’a pas encore été convoquée…
Le jour où nous disposerons des informations que nous ne cessons de solliciter, nous pourrons nous positionner, sans parti-pris. Mais demander à des élus de voter comme un seul homme, sans posséder les éléments essentiels pour pouvoir discerner, ne nous parait pas relever de la démocratie dont certains se targuent à longueurs d’interviews ! Alors, oui : encore merci la presse !!

mercredi 9 septembre 2009

Bon anniversaire !

Une fois n’est pas coutume, nous mettons une Lambersartoise à l’honneur. Madame Marguerite DELBECQUE est née le 9 septembre 1909. Son mari était jardinier municipal. Pour son centième anniversaire, une délégation de la municipalité lui a rendu visite. Thérèse Dupont représentait notre groupe, lui transmettant nos vœux de santé. En ce 09/09/09, nous ne pouvions pas faire autrement qu’en aviser nos fidèles lecteurs.

jeudi 3 septembre 2009

Bonne rentrée à tous !


Durant ces quelques semaines estivales chacun et chacune a pu laisser libre cours à un temps de loisirs, d’évasion, de retrouvailles en famille ou entre amis.

De nombreux lambersartois n’ont malheureusement pas pu quitter notre ville : à la recherche d’un emploi, financièrement dans la difficulté, malade et nous ne pouvons que le regretter.

La rentrée est arrivée, nous allons tous reprendre nos activités habituelles, qui le travail, qui le chemin de l’école, du collège, du lycée… qui le retour aux clubs et associations…qui continuer à rechercher un emploi ou se battre contre la maladie.

A toutes et tous nous souhaitons la meilleure rentrée possible, le meilleur de ce qu’il attend. Notre blog aussi va se remettre au travail. N’hésitez pas à nous solliciter, à nous faire part de vos attentes, de vos souhaits, nous nous tenons à votre écoute.

jeudi 13 août 2009

La surprise, des surprises…de la rentrée

Elles se font de plus en plus rares et pourtant nous les aimons toutes les surprises, surtout si elles sont bonnes !...

Qui ne se rappelle pas des pochettes, des grands cornets surprises comme-quand-on-était-petit qui nous faisaient trépigner d’impatience ?

Avant les vacances, notre député-maire nous en a promis une avec un double indice : la surprise sera un lieu et elle sera culturelle.

En effet, lors de l’inauguration de l’expo le11 juillet dernier sur l’art déco, nous pourrions dire « vintage » (mot anglais signifiant au sens propre, grand cru, millésime, mais qu’on utilise maintenant pour tout ce qui est rétro) il révéla qu'il annoncerait « une petite surprise à la rentrée mais après avoir consulté [le] Conseil municipal ». Madame Brigitte ASTRUC, Adjoint au Tourisme ajoutait « C’est un projet d’exposition permanente ». Rien de plus n’a filtré, puisque l’Adjoint à la Culture, Claude REYNAERT, fortement investi dans cette expo avec un chargé de projet « Mairie », manquait l’inauguration, coincé sur la route de retour des vacances (La Voix du Nord du 18/7/2009).

Bon nombre d’invités présents ont pensé à la Villa des Roses, vers qui semblent converger les deux indices. Par ailleurs la presse a dû se faire la même réflexion puisqu’elle y a fait référence (La Voix du Nord du 12 /07/2009).

Au dernier Conseil municipal du 22/06/ 2009, nous avons appris que commissaire priseur et expert avaient été requis dans le cadre de l’étude entreprise afin que nous ayions un dossier bien étayé en commissions ad hoc (voir notre blog en date du 25/6/2009). Nous avions également posé à ce même conseil de juin une question écrite au maire pour avoir des informations sur l’avancement de ce dossier, jamais abordé, ou fort évasivement à la demande de l’un de nous trois, notamment lors des réunions de commission de la culture. Rappelons que nous nous étions abstenus le 15/12/2008 sur cette question (voir notre blog du 7/1/2009).

L’affaire serait-elle donc conclue ou sur le point de l’être ? Et sous quelle forme ? A ratifier par le Conseil municipal ? Monsieur le député-maire avait répondu à notre question, le 22 juin dernier, expliquant qu’il soumettrait le dossier en Conseil municipal avant la fin de l’année, au mieux en septembre.

Tout porte à croire que là est la surprise ! Avec, de plus un Frédéric Mitterrand nouvellement nommé Ministre de la Culture, on pourra sans doute obtenir des subventions pour concrétiser ce projet ! Et de ce côté ce sera sans doute plus facile, pour l’Adjoint à la Culture, de démarcher le Ministre que d’aller solliciter son homologue de Lomme pour un accord entre nos deux villes, pour ceux de nos concitoyens qui veulent fréquenter la médiathèque de Lomme !!

Car là, à coup sûr, se situe la mauvaise surprise de la rentrée : les tarifs pour les non-lommois vont passer de 53 à 90€/an (nous l’avions déjà annoncé dans notre blog du 12/07/2009).

A ce sujet, l’Adjoint à la Culture rétorque qu’on va agrandir et déplacer la Bibliothèque du Bourg au sein d’une structure de quartier de 1 600 m2 dédiée aussi au centre social, à la ludothèque, à un espace multimédia et à un local « jeunes ». Rien à voir avec l’équipement municipal culturel lommois qui consacre 120 000€/an pour le renouvellement d’ouvrages (hors frais de fonctionnement) quand la Ville de Lambersart attribue 20 000€ de subventions pour les 5 bibliothèques de quartiers dont celle du Pacot-Vandracq (La Voix du Nord du 26/7/2009).

550 familles lambersartoises qui fréquentent cette bibliothèque vont donc supporter ce choix d’une politique culturelle qui se ne se veut pas prioritaire dans ce domaine « un service culturel est déjà rendu aux habitants. S’ils veulent plus ils l’auront avec la nouvelle médiathèque » (celle du quartier du Pacot) répond C. Reynaert ou « iront trouver leur bonheur à l’Odyssée » (médiathèque de Lomme ) ajoute la presse (La Voix du Nord du 26/7/2009).

Que dire aussi de l’enseignement musical quand « les tarifs » de l’ association AGEMLAM, pour l’école de musique Arpèges « pourront, dans certains cas, être multipliés par deux » (La Voix du Nord du 14/7/2009) et que l’école de musique de Lomme, que fréquentent aussi des petits lambersartois, a également triplé ces tarifs pour les non-lommois !

Par ailleurs, qu’envisage-t-on pour pérenniser les activités créatives d’arts plastiques (dessin, peinture, BD…) dispensées par l’Atelier du Petit Chevalet que fréquentent 60 familles lambersartoises, adultes et enfants de plus de 9 ans ???

Si la municipalité choisit de promouvoir "l’identité lambersartoise" à travers un lieu « d’exposition permanente » comme celui de la Villa des Roses ??? et d’autres ???..... Cela aura bien sûr un coût, cela nécessitera des choix, vraisemblablement au détriment d’une politique culturelle qui se doit d’être accessible à tous.

Nous attendons donc, comme vous, l’annonce de la surprise, quel en sera le véritable coût pour les lambersartois d’aujourd’hui et ceux de demain ??? Aussi belles soient les roses elles ont toutes des épines…. A suivre.

mardi 28 juillet 2009

Chers voeux.. Voeux chers (ou comment trouver le juste prix ?)

Nous avions suivi avec attention, en ce début d’année 2009, les articles du blog du Premier Adjoint qui, avant la cérémonie des « Grands Vœux » du 14 janvier, avait espéré qu’en la matière les choses ou plutôt les dépenses allaient se calmer, « l’inflation dans ce domaine était devenue galopante ».

Nous avions suscité son indignation le 3/03/2009, quand, après avoir assisté aux vœux lambersartois et entendu dans les différents discours que le M. le Maire avait donné aux Elus de la Majorité et aux services des instructions pour baisser de 5 % , en cette période de crise, les dépenses compressibles, nous avions fait savoir que la décoration du restaurant scolaire avait coûté à elle seule 22 000 euros, non comptés les frais de personnel , location de salle, impression d’invitations, affranchissements et frais de bouche… » (notre article du 20/2/2009).



Nous avons demandé les chiffres de ces derniers. (Consultez la facture 2008 ici, la facture 2009 ici et la réponse du DGS de la ville de Lambersart à nos questions ici).



Le montant des dépenses payées au traiteur est un peu plus élevé en 2009 qu’en 2008, et tous les « habitués » ont pu constater que le crémant de 2009 avait remplacé le champagne de 2008. Voilà pour les faits avérés et vérifiables. Car pour le reste (et pour prétendre rester dans les célèbres -5%), on utilise le flou artistique du nombre de convives : 1000 en 2009 d’après le directeur général des services, 1200 d’après le premier adjoint. Ce qui permet d’afficher des baisses de 7,5% (source : premier adjoint) ou 12% (source : directeur général des services), par convive. Dans une salle, selon le « règlement d’utilisation des salles » édité par la Mairie, où l’on peut accueillir 800 personnes maximum… Nous ne nous étendrons pas sur la mesquinerie : inviter 1200 personnes, en ayant commandé pour 800… Mis à part ces savants calculs, on peut objectivement s’interroger sur la méthode : certains ont peut-être dégusté leur carton d’invitation, ou bien, au sein de cette belle assemblée, s’est répétée la multiplication des pains ! Il n’est pas dans nos « ambitions » de supprimer ce moment de convivialité où chacun se souhaite le meilleur pour l’année nouvelle, même si la conjoncture est difficile, mais, de grâce, ne nous faites pas, l’an prochain, le coup des Noces de Cana,…de l’eau changée en vin !!! Et puisque la tendance est au pique-nique (mais les conditions climatiques rendent peu pratique cette mode en janvier), que le Colysée ne permet pas d’accueillir une si grande assistance, pourquoi, l’an prochain, n’envisagerions nous pas de faire un grand buffet campagnard, dans un équipement sportif, comme cela se fait dans d’autres communes ? Economie de décoration, de draperie, plus large ouverture aux Lambersartois, nous n’y voyons que des avantages ! Enfin, il n’y aurait plus de risque de se faire retoquer par une hypothétique « commission de sécurité », qui verrait sans doute d’un mauvais œil 1200 personnes dans une salle prévue pour 800. On pourrait ainsi réaliser, en toute clarté, de réelles économies.

mardi 21 juillet 2009

Chère vitrine (ou une maille à l’envers, une maille à l’endroit…)


On lit, on retourne, on décrypte le programme majoral, nulle part on ne trouve trace des « moutons tondeurs » qui ont fait leur apparition devant la mairie. Il parait que ces quadrupèdes font partie des trois propositions de l’association « Lambersart en Mouvement » qui n’ont pas été retenues dans le programme électoral (peut-être parce que la ville concurrente de Lomme l’avait déjà dans ses cartons, la mettant en œuvre l’été dernier). Il semble que la lumière a finalement jailli un week-end de fin juin 2009, et que l’on découvre que cette proposition initialement rejetée était une proposition tout à fait pertinente. Et dans la précipitation, pour que l’on puisse communiquer avant les vacances, on décide de louer les moutons (et l’oie qui veille sur eux) pour 1500 euros par mois (tout compris : vétérinaire, assurance contre le vol, berger quotidien,…). A l’achat, un mouton coûte autour de 100 euros (mais on n’a ni berger, ni vétérinaire). Nous nous permettons de trouver que cette vitrine écologique s’avère finalement bien onéreuse.


Mais le but a été atteint : chacun y a été de son couplet, qu’il s’agisse du journal, de la télévision régionale, du blog du Premier Adjoint ou des élus eux-mêmes qui, entre eux et sous cape, ne tarissaient pas de commentaires, craignant pour certains, que les tondeuses écologiques à quatre pattes se hasardent à franchir les portes de l’Hôtel de Ville ; entre moutons, on ne bêle pas tous pareil !

Qui, à l’évocation de ces doux animaux n’a pas, comme la presse, fait référence à l’Evangile et au Bon Pasteur, à Marie Antoinette qui se voulait Bergère à ses heures au Petit Trianon, au duo célèbre de l’opérette « La Mascotte » :
« J’aime bien mes moutons,
J’aime bien mes dindons,
Quand ils font leurs doux glou, glou,
Quand chacun fait bé-bé-bé… »
A Jason et la Toison d’Or ?

Eh bien moi, j’ai pensé moins littéraire, moins historique, moins lyrique, plus pratique. J’ai pensé tout simplement à la laine, au tricot, et de fil en aiguille, je me suis rappelée un certain jury de concours du 6 janvier dernier au cours duquel il fallait, en son âme et conscience, choisir 3 maîtres d’œuvre pour une construction à élever dans le Quartier du Pacot-Vandracq. Cet après-midi là, le Président du Jury, député-Maire, s’emportant quand aux conclusions de nos travaux, s’était adressé à moi en particulier et m’avait sèchement rappelée à l’ordre en me disant : « Mme DUPONT vous n’êtes pas venue ici pour faire du tricot » (comme si j’avais pu confondre fil à plomb et fil à tricoter !!).

Je m’autorise donc aujourd’hui à imaginer des fins de réunions de conseil municipal où tous nos élus viendraient avec leurs pelotes de laine (laine récupérée sur le dos des « tondeuses ») et leurs aiguilles (élus et élues naturellement, puisqu’il y a parité) et devraient, d’ici à la fin du mandat, faire en T.P. un ouvrage aux aiguilles. Voilà qui serait concret, écolo, éducatif et ludique !!!

Thérèse Dupont, Conseiller municipal