mercredi 27 janvier 2010

Qui trop embrasse … doit faire des choix

Les élus sont constamment tenus de faire des choix pour gérer leur emploi du temps.
Certains sont légitimes : choisir de consacrer du temps à sa famille le dimanche au moins, faire face à des obligations professionnelles (la plupart des élus municipaux ne sont pas des professionnels de la politique), ou s’octroyer quelques jours de vacances.
D’autres choix sont imposés : la maladie ou l’accident empêchent de participer à telle ou telle obligation municipale. Chacun le comprend bien.
Les derniers sont volontaires, traduisant un ordre de priorité, qu’il faut assumer : on préférera assister à la réunion d’information sur le Pacot qu’à la commission « sécurité, voirie, proximité » qui sont programmées le même jour, à la même heure, comme l’un d’entre nous a dû s’y résoudre l’année dernière, par exemple. Ou peut-être à la commission de validation des listes pour les élections régionales de l’UMP à Paris, alors qu’on n’est pas soi-même candidat, ou peut-être encore sur les plateaux de télévision pour commenter le discours de Nicolas Sarkozy, plutôt qu’aux vœux aux Lambersartois du quartier du Bourg, alors qu’on en a soi-même fixé la date. Alors, si « Maire, c’est le plus beau des mandats » (La Voix du Nord 20 décembre 2007), responsable de l’UMP c’est quoi ? (nous n’avons pas trouvé de mot français pour « plus beau que plus beau », merci à nos lecteurs de nous aider).

Nous l’écrivions en janvier 2009 , nous le réécrivons en janvier 2010 : « quoi qu’on nous dise, le don d’ubiquité n’existant pas, la présence sur le terrain communal en sera affectée. »
Nous nous permettons alors un petit conseil : qu’en 2011, il n’y ait qu’une cérémonie de vœux, où tous les Lambersartois seront invités. Economie de temps, économie d’argent sans doute, et moins de choix à devoir assumer.

jeudi 21 janvier 2010

S’informer, comprendre, savoir




Il faut s’y habituer. La majorité municipale aime caricaturer à l’extrême les positions de notre groupe. Particulièrement sur le dossier de la vidéosurveillance. Pour elle, être contre la vidéosurveillance c’est être du côté des délinquants. Sur son blog, la majorité va plus loin et laisse maintenant entendre que si nous étions mieux informés, plus « proches du terrain », plus « intelligents », nous serions forcément « pour »…
Nous proposons donc aujourd’hui à nos lecteurs de « s’informer, de comprendre, de savoir ». De se faire une opinion par eux-mêmes. Allez lire l’article en question sur le blog de « Lambersart Passionnément » puis revenez ici. Voici notre réponse en 5 points :

- « Manifestement, ils n'étaient pas présents dans la salle de la Cité Familiale le 8 octobre, lors de la dernière réunion de quartier car ils auraient alors pu mesurer la colère des Lambersartois présents. »
La municipalité, « super bien informée », « super présente sur le terrain », « la seule qui est au courant de tout ce qui se passe et qui est super proche des habitants, de leurs préoccupations » a donc découvert ce jour-là le problème des incivilités à la Cité Familiale. Merci les réunions de quartier !!! En fait, la « colère » exprimée ne signifiait-elle pas aussi « impatience », « manque de prise en compte des problèmes signalés », « manque de présence humaine sur le terrain ». Les soucis vécus par ces Lambersartois sont-ils réellement pris en compte au fil des mois ? Ou ont-ils été niés pendant longtemps ? La mairie est-elle vraiment à l’écoute, anticipe-telle les problèmes, cherche-t-elle des solutions ? Ou les incivilités vécues par les habitants sont-elles cette fois prises en compte et communiquées via le blog pour « justifier » le vote de la vidéo-protection ?

- « détérioration d'une des barrières installées par la mairie au bout du chemin du Ballot et ce, à deux reprises en trois jours. L'abri bus, situé dans la cité rue Paul Brame, a été vandalisé à deux reprises. Des rodéos de motos aux abords du City stade perturbent régulièrement la quiétude des habitants les dimanches matin. La vanne de gaz alimentant le chauffage de la salle municipale a été à nouveau coupée le 31 décembre. »
Laquelle de ces incivilités aurait pu vraiment être empêchée par des caméras ? Peut-on sérieusement affirmer qu’elles sont la « solution miracle » face à ce genre de faits ? Et si les fauteurs de trouble choisissent une rue sans caméra, mettent une capuche ou une cagoule, agissent en pleine nuit, que se passera-t-il ? Les caméras sont-elles supersoniques, dans tous les coins et recoins, équipées de « menottes éjectables » ? Nous pensons au contraire que faire croire aux habitants que tout va cesser avec la vidéo-protection n’est pas honnête.

- « Enfin, il serait trop long de narrer toutes les incivilités qui détériorent régulièrement la vie quotidienne du quartier. »
La municipalité l’affirme et le reconnait –c’est à noter- : il y un vrai problème à la Cité Familiale. Elle le découvre aujourd’hui et plutôt qu’engager une vraie réflexion, elle préfère faire semblant de « rassurer » en utilisant la démagogie. Rappelons une nouvelle fois, que de manière constante, depuis deux ans, nous soulignons le travail remarquable de la police municipale. Que nous proposons de renforcer ses moyens. Que nous demandons l’installation d’un commissariat à Lambersart. Que nous proposons de renforcer les équipes d’éducateurs sur le terrain. Oui, nous avons aussi à cœur la tranquillité et la sécurité de nos concitoyens. Nous pensons simplement qu’il y a d’autres façons de faire…

-« Savoir leurs (sic !) aurait permis de mieux comprendre et, par voie de conséquence, de mieux appréhender les actions municipales envisagées pour répondre à l'attente des Lambersartois. »
Non, messieurs et mesdames de la majorité municipale, « savoir » ne conduit pas automatiquement à rejoindre les rangs de la majorité municipale. Non, « comprendre » ne conduit pas tout le monde à prendre sa carte au Mouvement de la Pensée Unique. Les nombreuses années sans opposition à Lambersart ont visiblement laissé des traces.

- « Alors comment peut-on être contre ? »
Incroyable !!! Face à l’évidence, la réalité criante, les élus d’Ambition pour Lambersart osent dire autre chose que la majorité. Quelle audace ! Quel courage !
Rappelons enfin que, comme souvent, la municipalité surfe ici sur un engagement national. L’Etat subventionne actuellement l’installation des caméras urbaines. Le bon soldat « Lambersart » ne peut évidemment faire autrement que participer à cette initiative gouvernementale.
Soyez assurés, chers lecteurs, que nous suivrons l’évolution de ce dossier avec beaucoup de vigilance et d’attention.

P.S. : (1) Il n’est pas fait mention dans l’article du vote des 3 élus du Parti Socialiste, ils ont pourtant aussi voté « Contre ». Ne figureraient-ils plus à Lambersart dans l’Opposition ???
P. S. : (2) pour encore mieux vous informer, comprendre et savoir, n’hésitez pas à aller lire nos précédents articles sur le sujet ici, ici, et ici…

mardi 19 janvier 2010

Vidéo surveillance et sécurité

Tribune parue dans le journal municipal de février 2010

Lors du dernier conseil municipal, nous avons eu à débattre et à voter sur l’installation d’un système de vidéo surveillance sur le territoire de notre commune, en premier lieu aux abords de la Cité Familiale. La vidéo surveillance possède une dimension mythologique. On imagine dans bien des cas que nous pouvons résoudre nombre de problèmes de sécurité par l’implantation de quelques caméras. Ceci est totalement faux surtout si aucune stratégie globale n’est définie. Il est indispensable de construire cette stratégie pour bâtir une organisation humaine. C’est celle-ci qui est, au final, aidée par la technologie. Il fallait donc établir un diagnostic de sécurité alimentant la stratégie pour déterminer le bien fondé de l’installation de vidéo surveillance et la pertinence de notre décision. Lors de notre intervention, nous sommes restés pragmatiques sur le sujet et avons interpellé la majorité municipale sur l’absence de stratégie globale et encore moins sur l’existence d’un diagnostic de sécurité. Mr Yvon COUSIN, 1er adjoint, nous a répondu avec un grand sourire que ce diagnostic avait été établi en 1997 ! Il était clair que l’absence de réflexion d’ensemble et le caractère urgent de cette installation nous conduisaient à penser que le seul but recherché par la majorité était celui de l’effet médiatique. Nous sommes persuadés qu’en l’état, la vidéo surveillance sera inefficace. Elle apportera un sentiment de sécurité et non une réalité de sécurité. Nous sommes évidemment convaincus de la nécessité d’agir pour limiter les actes d’incivilité ou de délinquance. Pour nous, la meilleure réponse est le renforcement de la présence humaine sur le terrain, qu’elle soit éducative ou policière. En fin de compte, c’est une dépense de 550 000€ qui a été décidée. Même si l’Etat prend en charge 50% de la dépense, n’oublions pas qu’au final ce seront toujours les contribuables lambersartois qui règleront la note.

Bonne année 2010, et retrouvons-nous sur http://www.ambitionpourlambersart.fr/ !

samedi 16 janvier 2010

Nous y étions invités… et nous y sommes allés !


Mercredi soir, se déroulaient les grands vœux, dans la salle du restaurant scolaire. Belle décoration, 800 chaises (dont malheureusement certaines sont restées vides toute la soirée), et une minute de silence impressionnante, en souvenir des victimes du tremblement de terre d’Haïti, à l’initiative (bienvenue) du Maire. S’ensuivra certainement le vote unanime d’une subvention de soutien lors du prochain conseil municipal.
Puis 45 minutes de discours (dont 30 sur les situations internationale et nationale), et quelques révélations concernant Lambersart.
Nous les avons découvertes ce soir-là :
- la création du site « lambersartois.com», sorte de réseau social internet lambersartois
-la désignation du « lambersartois » de l’année (le club nautique lambersartois)
-l’augmentation des investissements réalisés de 44% en 2009 (exploit dont nous reparlerons lors de l’examen du compte administratif)
- l’achat de véhicules électriques (là, nous avons un peu tiqué, parce que, en dehors de l’achat du véhicule technique Goupil, aucune des 16 autres voitures acquises cette année ne fonctionne à l’électricité, et notre proposition d’acquérir des vélos (électriques ou non) n’a pas retenu l’attention du maire).
Enfin, chacun a pu discuter autour du buffet, jusque tard dans la nuit. Un remerciement général aux services de la mairie, et particulier à la police municipale, qui a travaillé dehors, dans le froid, afin que cette docte assemblée ne soit pas troublée par l’intrusion d’importuns.
A l’année prochaine !

PS : oserions-nous rappeler les vœux de quartier ?
Conquérants : le 20 janvier à 19.00, à la ferme du Mont Garin
Bourg-Mairie : le 25 janvier à 19.00, à la salle Malraux
Nord-Ouest : le 28 janvier à 19.00, à la salle de la Cité familiale
Attention, aucun de nos élus n’habitant ces quartiers, nous ne pouvons vous inviter. Et le carton stipule : « Votre invitation est valable pour deux personnes. Merci de confirmer votre présence auprès du service protocole, par tél. ou par mail ».
Ce qui précède n’est donc en aucun cas une incitation à vous rendre à une cérémonie à laquelle vous ne seriez pas invité. En cas de doute, merci de vous rapprocher de la mairie.

mercredi 30 décembre 2009

Bonnes fêtes et bonne année 2010 !

C’est la tradition, et comme elle est agréable, nous la perpétuons : toute l’équipe d’Ambition pour Lambersart vous présente ses vœux de santé et de bonheur pour 2010 !
Ce n’est pas la tradition, et comme cela nous est désagréable, nous ne la perpétuons pas (lire nos articles sur les voeux de l'an dernier ici et ici) : cette année, nous aurions aimé proposer à tous les Lambersartois de participer aux vœux que le maire organise le 13 janvier, au restaurant scolaire, à 19 heures ! Mais on nous a aimablement signifié que nous n’en avions juridiquement pas le droit, dont acte… Si néanmoins, nos lecteurs lambersartois souhaitent assister à ces vœux, nous pourrions tenter d’obtenir, de la puissance invitante M. le maire, quelques invitations ! N’hésitez pas à prendre contact avec nous à l’adresse suivante : nbouche@ville-lambersart.fr.

Nous serons heureux de vous retrouver après les discours, pour partager un moment de convivialité ! A très bientôt, et croyez en notre détermination !

mardi 22 décembre 2009

Tout simplement… INSUPPORTABLE !

Il y a, dans le comportement de ceux qui nous gouvernent, des attitudes inacceptables !
Lors du dernier conseil municipal, alors que s’exprimaient légitimement les différents représentants de l’opposition (49% des voix) à propos de la vidéo-protection, le maire et certains de ses proches adjoints consultaient sans aucune gène leur téléphone portable, ipod et autres outils de communication à distance. On a même pu entendre de la musique… générique ? bande annonce ?
Au delà de l’incorrection, de l’impolitesse, une telle attitude exprime clairement le mépris que la majorité municipale a envers les élus (et les électeurs) de l’opposition. Il y a l’arrogance de celles et ceux qui pensent que la démocratie c’est « cause toujours…. », il y a de l’incivilité, de la grossièreté même, chez celles et ceux qui témoignent d’ennui et d’impatience quand s’expriment des opinions différentes.
Et il y avait dans la salle du conseil ce soir là, les adolescents élus au conseil municipal des jeunes auxquels on dit haut et fort, « que ça ne se fait pas », que la démocratie suppose le débat d’idées dans le respect des différences et que pour débattre, il faut écouter les arguments de celui, de ceux qui pense(nt) autrement !
Une curieuse leçon de démocratie !

Isabelle Bobin Section locale Modem de Lambersart

dimanche 13 décembre 2009

Vidéosurveillance, vidéo-protection… « un leurre de l’Intérieur ! »


De nombreux rapports établissent un bilan négatif quant à l’utilisation des systèmes de vidéosurveillance pour faire baisser la criminalité. D’autres contradictoires en font la gloire… Et la volonté gouvernementale est de multiplier ces systèmes en multipliant par 3 le nombre de caméras sur la voie publique. C’est un choix politique à l’heure où les fonctionnaires de police manifestent pour demander davantage d’effectifs ! (voir ce reportage de France 2)

Le sujet, s’il « n’est plus tabou » n’en est pas moins sérieux et grave, et le débat n’est pas « dépassé » comme l’affirme Marc Chapuis, directeur de cabinet du préfet.

Le maire de Lambersart, le doigt sur la couture du pantalon, a décidé de suivre l’élan initié par le gouvernement et de ré-installer un système de vidéosurveillance dans la commune.
L’installation dont le coût s’élèverait à 550 000 euros, doit permettre, non pas d’intervenir (puisque « personne ne regardera les images ») mais une exploitation a posteriori au cas où… Voilà qui rassure ! Les victimes d’actes de vandalisme ou de délinquance auront ainsi la satisfaction de savoir…. Qu’elles ont été filmées ! Quant aux auteurs des actes répréhensibles, ils savent qu’ils peuvent agir en toute liberté à condition d’être … cagoulés !
Au delà des multiples questions matérielles (nombre de caméras, coût de fonctionnement, d’entretien, de remplacement (en cas de… vandalisme), choix de l’implantation des caméras « mobiles », accès aux images…) Il est une question fondamentale : quelle utilisation liberticide pourrait être faite si, hélas, accédaient au pouvoir, des équipes … mal-intentionnées ? Il y a des risques tellement graves que la prévention ne doit pas être prétexte au tout sécuritaire qui menace toute démocratie !


Nous avions, dans un article précédent, demandé au maire de renouveler sa demande auprès du ministère de l’Intérieur pour obtenir un réel commissariat de police à Lambersart. Des hommes et des femmes professionnels, une présence humaine (et non virtuelle) sur le terrain, des horaires d’ouverture adaptés aux réalités… Bref, rappeler à l’Etat une de ses fonctions régaliennes dont il semble aujourd’hui qu’Il se désengage.
Nous renouvelons cette demande, et approuvons les modifications apportées au fonctionnement de la police municipale de Lambersart.
Mais surtout, pour un sujet de cette importance, nous aurions souhaité un véritable débat public en présence des professionnels de police et de gendarmerie avant toute décision définitive ! Dans une ville qui se veut la championne de la démocratie participative, un tel débat eut trouvé toute sa place ! Heureusement, nous pouvons participer… au choix des phrases qui orneront les dalles des trottoirs de l’avenue du Maréchal Leclerc !

Conseil municipal du 11 décembre 2009

Nous avons approuvé l’immense majorité des délibérations proposées au vote lors de ce conseil
(voir le compte-rendu complet).

Quelques points ont suscité débats et oppositions, parfois tendues :
La vidéosurveillance : après avoir étudié activement ce dossier (et Patrick Binet a brillamment synthétisé notre analyse et notre réflexion (à lire ici), nous sommes convaincus de l’inefficacité de ce type d’entreprise, sauf pour diminuer le « sentiment » d’insécurité. Nous sommes bien entendu persuadés de la nécessité d’agir pour limiter les actes d’incivilité ou de délinquance, mais nous préférerions renforcer la présence humaine sur le terrain, qu’elle soit policière ou éducative. Par ailleurs, nous avons souscrit aux propos de Mr Dehaeze, qui s’étonnait que le qualificatif « jeune » soit toujours accolé au terme délinquant.
Bien entendu, la majorité municipale va simplifier le débat (qui fut impossible ce soir de conseil). Elle prétendra et clamera haut et fort que l’opposition se place du côté des voleurs et des délinquants, plutôt que du côté des honnêtes citoyens. Nous renvoyons le citoyen honnête vers nos propos tenus il y a 10 mois ("Avez-vous déjà porté plainte ?") et 6 mois ("Une police municipale efficace"). Nous regrettons une fois de plus que la « communication » et les effets d’annonce priment sur le travail de fond, mais n’en sommes plus surpris.

Le règlement intérieur a été modifié, en concertation, afin que les questions dites « écrites » trouvent enfin leur place lors des séances de conseil municipal.

Il nous était demandé d’approuver le compte-rendu du conseil municipal du 19 octobre dernier. Outre quelques erreurs de retranscription, la non reprise des décisions prises par le Maire en application des dispositions des Art. L 2122.22 et 23 du C.G.C.T. et l’absence des expressions de votes, en cas d’abstention et de vote défavorable, Thérèse Dupont fit justement remarquer que le compte-rendu du conseil municipal précédent (celui du 22 juin 2009) ne nous avait toujours pas été soumis, ce qui empêchait, de facto, l’approbation de celui du 19 octobre. Cette délibération fut donc retirée…
Le dossier « villa des roses » avance enfin. Après 10 mois d’immobilisme, les commissions se sont réunies le 5 novembre, et une délibération était à l’ordre du jour du conseil. Avec de nombreuses réserves (notre intervention à lire ici), nous avons approuvé la délibération, qui autorise le maire à poursuivre la réflexion et les études nécessitées par cette éventuelle donation. Nous demeurons attentifs et interrogatifs sur ce sujet… Notre vote du 11 décembre n’induisant en rien notre décision quant à notre position finale au vu du dossier définitif qui nous sera présenté.

lundi 7 décembre 2009

L’Arbre des Naissances

A la veille d’entamer les discussions et négociations à Copenhague sur les changements climatiques et comment s’unir pour sauver notre Planète, la Municipalité a planté, dans le parc des Charmettes, pour la première fois cette année, un très bel arbre pour les petits lambersartois de l’année 2009.Geste très symbolique, familial et environnemental s’il en est, un nouvel arbre au nom savant d’ Ostria japonica (originaire d’Asie), qui va venir embellir notre patrimoine vert.
Nous soulignons cette initiative à laquelle nous nous sommes associés, malgré la pluie, ce dimanche de St-Nicolas, aussi fête des enfants.
Nous espérons que tout comme ce bel arbre, chacune et chacun des petits lambersartois « millésime 2009 » pourra profiter longtemps de la terre et de ce que nous avons hérité de nos Aînés. Comptons sur la sagesse et la bonne volonté de tous pour qu’il en soit ainsi.

« Le symbolisme et la valeur profonde de l’action de planter un arbre ont une signification universelle dans toutes les cultures et sociétés de la Terre. C’est aussi un moyen pour tout homme, femme et enfant de participer à un niveau individuel à la résolution de la crise environnementale » Al Gore

Joyeux Anniversaire !


On fête depuis quelques jours le quinquennat du Colysée avec, le 6 décembre, « une journée pleine de surprises qui se terminera en apothéose autour d’un goûter d’anniversaire » « pour un dernier moment de folie ! » (Voix du Nord du 19 novembre 2009) On l’espère ?
Il est vrai qu’un bon nombre de maisons Folies de la Métropole ont fêté l’événement, pour autant, il semble que nous soyons la seule à l’avoir fait avec un tel déploiement de communication : presse, encarts, plaquette, invitations et j’en passe …
Il est également vrai qu’elle est la seule dans son genre, puisque c’est la seule à ne pas avoir été aménagée dans un bâtiment existant et que « Nous (y) faisons une culture qu’on ne trouve pas partout ailleurs » M.Ph.Daubresse (La Voix du Nord du 22/11/2009).
A propos, combien a coûté ce dernier moment de folie, pour fêter l’anniversaire de « mon bébé «, bâtiment que Mme Brigitte ASTRUC, adjointe au tourisme et à la communication, souhaite, de son côté, « que les enfants de Lambersart s’approprient »(La Voix du Nord du 22/11/2009). Difficile de donner un chiffre ? Tout comme pour le coût du fonctionnement du bâtiment, question à laquelle le Maire répond : « Difficile de donner un chiffre. Il est l’un des plus faibles de la métropole pour ce type de structure..."
C’est pas mal trouvé comme réponse : on n’en connaît pas le chiffre mais on sait qu’il est l’un des plus faibles pour ce genre de structure, un véritable flou artistique ! Pour une maison Folies on ne pouvait pas mieux faire !!!
Les Lambersartois ont pu se faire, depuis cinq ans bientôt, une opinion de l'utilité et de ce que leur a apporté cet équipement qui fait la fierté de leur Premier Magistrat. Ils auraient cependant souhaité - et ce sera peut-être être la cerise sur le gâteau d'anniversaire - savoir ce qu'il leur en coûte du fonctionnement de cette "oeuvre architecturale", avoir un bilan aussi transparent que ses façades de verre.

mercredi 2 décembre 2009

Voitures municipales : le grand secret ?


Le 8 juin, suite à notre article sur les 65000 euros de coût de location de la voiture du maire, un de nos lecteurs nous avait interpellé sur le nombre et l’utilisation des véhicules municipaux. La proximité avec le conseil municipal du 22 juin nous avait empêché d’étudier sérieusement la question, afin d’interroger le maire dans le cadre des « questions diverses » (qui, rappelons-le, doivent être déposées 7 jours francs avant le conseil municipal). Cependant, après étude du dossier, nous avions relevé quelques surprises, ce qui nous a conduit à poser une question écrite lors du conseil municipal du 19 octobre. On relève notamment les phrases suivantes : « Nous souhaitons donc que vous nous communiquiez la liste complète du parc automobile à la charge de la ville : type de véhicule, puissance fiscale, année d’acquisition, kilométrage, affectation. Cette liste devra intégrer bien entendu la liste des véhicules faisant l’objet d’un contrat de location (coût annuel et durée de la location). » Lors de ce conseil municipal du 19 octobre, l’adjoint en charge du dossier nous répondit de façon orale, en lisant un texte qu’il avait préparé. Cette intervention (dont nous n’avons pas copie écrite) ne reprenait bien entendu pas la liste exhaustive de la flotte de la mairie, ni son affectation réelle. La lecture de cette énumération eut été particulièrement rébarbative, voire barbante. Depuis cette date, malgré des relances régulières auprès de l’adjoint concerné et du directeur général des services (22 et 26 octobre, 25 novembre), nous ne parvenons toujours pas à obtenir communication des éléments demandés. Est-il si difficile, dans une mairie qui se targue d’être à la pointe du développement durable et de l’informatique, de connaître le nombre de véhicules en circulation, et leur affectation, qu’elle soit nominative ou de service ? Ou alors y aurait-il, comme semblait le craindre notre lecteur, et comme nous le craignons aussi, quelques surprises désagréables dans cette liste, qui semble relever du « secret-défense » ? Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites de ce dossier.

dimanche 22 novembre 2009

Faire vivre la démocratie à Lambersart

Suite aux derniers conseils municipaux, les élus de la majorité, sans doute agacés d’être parfois mis en difficulté par nos questions, interpellations et propositions, laissent entendre que nous serions « mieux inspirés de travailler les dossiers sur le fond afin d’alimenter le débat démocratique dans le sens de l'intérêt général au lieu de chercher midi à 14 heures « .
En résumé, nous « ergotons ».
Poser des questions en conseil municipal, demander des explications, est-ce ergoter ?
Interpeller sur des problèmes, faire des propositions, tenter de faire avancer des dossiers, est-ce ergoter ?
Tenter de faire le tri entre ce qui est de la pure « communication » et la réalité pour aider les Lambersartois à mieux comprendre la réalité de la politique municipale, est-ce ergoter ?
Demander des chiffres précis, le « vrai » coût des projets, est-ce ergoter ?
Exiger que les projets municipaux soient présentés en commission, que la transparence soit la règle, et que tout ne soit pas décidé par un petit groupe ou une seule personne, est-ce ergoter ?
N’en déplaise à la majorité municipale, nous n’ergotons pas : nous faisons vivre la démocratie à Lambersart. Nous ne pinaillons pas, nous répondons aux attentes des électeurs qui nous ont élus. Nous sommes des élus de l’opposition. Nous faisons notre travail. Tout simplement. C’est la démocratie.
Visiblement, à Lambersart, la majorité municipale n’y était pas habituée.

PS : depuis quelques mois, un certain Daubresse Marc-Philippe, désormais dans l’opposition à la Communauté Urbaine de Lille, reproche vivement, par presse interposée, à Martine Aubry de tout décider sans tenir compte de l’avis du Groupe UMP . « Avec elle, c’est cause toujours mon lapin », dit-il. Qu’il n’hésite pas à nous rejoindre dans le noble combat des droits et devoirs des oppositions dans la démocratie…

dimanche 15 novembre 2009

Le devoir de mémoire associé au plaisir d’une visite !

Comme chaque année, à l’occasion de la Commémoration de l’Armistice de 14/18, le 11 Novembre, la Municipalité fait porter, la veille, aux anciens combattants ou à leur veuve des petites douceurs à celles et ceux qui ne peuvent assister au traditionnel banquet.

Article paru dans La Voix du Nord le 11/11/2009

Marie-Louise avait 3 ans en 1918, elle se souvient d'un officier allemand...

Les 95 printemps de Marie-Louise Desplanques n'ont en rien altéré sa vivacité... ni sa mémoire.

Son mari était mobilisé en 1939. Fait prisonnier en 40, il ne revint que cinq ans plus tard. Elle-même est née en 1915. Marie-Louise Desplanques, une Lambersartoise, avait trois ans au moment de la fin de la Première Guerre mondiale. Des souvenirs de cette période restent gravés dans la mémoire de cette délicieuse vieille dame. Nous étions chez elle hier matin.
PAR PHILIPPE LEROUX

Douze coups ne vont pas tarder à sonner à l'horloge. Thérèse Dupont et Bernard Coffyn, conseillers municipaux, Francis Hessel, président de la FNACA, sonnent à la porte de Marie-Louise Desplanques. Elle ne pourra pas être au banquet du 11 Novembre. Alors, comme pour d'autres dans le même cas à Lambersart en cette veille de commémoration, ils sont venus apporter chocolats, « bulles » et cyclamen offerts par la ville.
« C'est gentil de penser aux anciens », lance doucement Marie-Louise, tout sourire, ravie de la visite. « J'ai 95 ans. Jamais je n'aurais cru que j'irais jusque-là ! Ce qui m'ennuie, c'est que je rapetisse. » Le grand âge venant, elle s'est voûtée en effet. Mais a gardé le souci de sa mise. Au moment de la photographie, elle enlèvera son tablier. La Grande Guerre... C'est loin tout ça, mais la mémoire est intacte. Elle avait trois ans en 1918. Elle habitait Fives, se souvient de la locomotive qui allait « prendre les rails », se souvient de ce passage d'un régiment de soldats allemands prisonniers. Et puis, il y a cet officier. un Allemand là encore, mais avant la défaite de son pays. La mémoire de Marie-Louise est d'une remarquable précision : « Un jour, il avait réuni les enfants de la rue Malesherbes, à Fives, dans un estaminet. Il nous a donné une tartine avec de la confiture. Je n'avais encore jamais vu de confiture... Je revois la couleur de l'estaminet, et je vous assure qu'on a dégusté notre tartine. En plus, on a eu de la limonade. » Les yeux brillants, la Lambersartoise continue sur le chemin de ce temps lointain : « Il était bel homme. Il s'appelait Jean. Quand il voyait une maman avec des enfants, il s'arrêtait toujours, se baissait pour leur parler. Ça lui rappelait les siens, qui étaient quatre. » De la journée du 11 novembre 1918, elle n'a pas de souvenirs. En revanche, elle n'a pas oublié le retour de son père : « Il avait épousé ma mère en 1914, le 31 juillet. En septembre, il a été déporté. Quand il est rentré en 1918, il ne me connaissait pas. À la maison, il y avait une photo de lui.
Quand je l'ai vu en vrai, j'ai dit "C'est le même papa que sur la photo". » Un peu plus de vingt ans après, c'est le futur époux de Marie-Louise qui partait : « C'était le 24 août 1939. On s'est mariés le 30 mars 1940, pendant une courte permission. Le 2 avril, il repartait. Je ne l'ai revu que le 8 mai 1945. Avant la guerre, il était grand et fort. Il est revenu maigre comme un clou... »



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mercredi 11 novembre 2009

Il parait que nous ne proposons rien…

Certains prétendent que nous ne jouons pas notre rôle d’opposition constructive. Que les Lambersartois jugent par eux-mêmes !


Sur le dossier « médiathèque », nous proposons, depuis des mois, deux solutions complémentaires : d’une part l’installation d’une vraie médiathèque, à l’horizon 2012-2013, au sein du pôle « animation » qui sera construit au Pacot, d’autre part la négociation, avec la ville de Lomme, d’une prise en charge partielle des frais d’abonnement à la médiathèque de cette ville. Nous avions relevé, lors du dernier conseil municipal, que les seules animations de la journée du 14 juin 2009 (inauguration de « Deûle en Fête ») avaient coûté 24000 euros. Le quart de cette somme permettrait aux 550 familles lambersartoises d’économiser 10 euros sur le montant annuel de l’abonnement… La majorité assume ses choix culturels.
Nous avions, en août 2008, demandé à rencontrer Roger Vicot, premier adjoint au maire de Lomme, pour discuter de ce dossier avec lui. Il était en vacances, sa secrétaire devait lui transmettre le message. Elle a sans doute oublié, puisqu’il ne nous a pas rappelé. Le 6 octobre dernier (il y a plus d’un mois), nous avons adressé une lettre à Yves Durand, maire socialiste de Lomme, lui faisant part de notre surprise devant l’augmentation vertigineuse du coût de l’abonnement à la médiathèque pour les non-Lillois. Il a reçu notre courrier, puisque, dans une interview à La Voix du Nord (20 octobre 2009), il y fait référence, en qualifiant de « stupide » l’idée que cette augmentation soit destinée à embêter son voisin Lambersartois, UMP. C’est bien entendu un pur hasard si cette augmentation survient juste au moment où le dossier « médiathèque » est traité par la presse. De notre côté, nous trouvons particulièrement curieuse l'attitude de certains élus de Lomme qui esquivent un rendez-vous ou répondent à notre courrier par presse interposée sans même daigner en accuser réception !
Nous pensons que chacun, a fortiori élu, quel qu'il soit, se doit d'être attentif à autrui, d’écouter, de chercher des solutions, et de se montrer, pour le moins, courtois ! C’est pourquoi, en l’absence de réponse, nous publions la lettre que nous lui avions envoyée. Sur ce sujet, comme sur nos autres dossiers, les Lambersartois jugeront.

Copie de la lettre envoyée à M.Yves Durand, maire de Lomme